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Pour Votre Information - La Lettre de Francis NIZET, Conseiller élu à l'Assemblée des Français à l'Etranger
Edito
Illustration Chers Compatriotes,

S'il est un avantage à vivre en Chine et en de nombreux endroits d'Asie, c'est de pouvoir célébrer, dans un temps rapproché, la nouvelle année, la nôtre, celle du calendrier grégorien puis, peu après et dans la foulée, le nouvel an lunaire du calendrier chinois.
Double occasion donc de prendre de bonnes résolutions pour la nouvelle année qui commence, même si elles seront en général bien vite oubliées, double opportunité de recevoir des étrennes de ses prôches, de fêter le réveillon en famille et de présenter à ses amis et à ses parents les bons voeux pour la nouvelle année qui s'installe.

Alors puisque l'usage veut qu'on ait jusqu'au 31 janvier pour présenter ses voeux "grégoriens" et que l'année du Dragon vient de commencer, je vous souhaite donc, et sur le fil du rasoir, doublement et chaleureusement une très bonne année 2012 et une très bonne année du Dragon. Qu'elles soient riches pour vous en succès et en bonheurs partagés.

Mes résolutions d'élu, que je tiendrai c'est promis, seront de continuer à vous servir, à défendre vos intérêts et à vous informer des mesures qui vous concernent et de mon action mise à votre service.

Le dragon est, paraît-il, le signe zodiacal le plus populaire puisqu'on observe en Chine une sensible augmentation du taux de naissance lors de ses années où de nombreux parents désirent avoir un enfant placé sous ses auspices. Mais cette chimère d'eau à corps de serpent et à gueule féroce et poilue symbolise, paraît-il aussi, la persévérance et la réussite puisqu'à l'époque du frai de l'esturgeon dans le fleuve Jaune, celui-ci remonte les rapides jusqu'à une chute nommée porte du dragon. S'il réussit à la franchir, il se transforme alors en dragon. Son opiniatreté à remonter le courant est ainsi symbole de persévérance.

De persévérance, il en faudra certainement beaucoup à notre pays et aux Français en cette année 2012 pour affronter une situation économique et sociale bien peu brillante. Le Premier Ministre avait eu, en son temps, la volonté d'évoquer un pays en faillite, il avait alors déclenché l'îre de beaucoup de ses compatriotes. J'étais présent au Japon lors de son discours donné récemment à la communauté française où il évoquait ce bon mot qui ne faisait que rappeler que les Etats, comme les ménages ou les entreprises, s'ils dépensent beaucoup plus que ce qu'ils ont et règlent une partie de leurs dépenses de fonctionnement par l'emprunt, finissent, tôt ou tard, par se retrouver au pied du mur. Et bien en 2012, au pied du mur nous y sommes arrivés.

Il n'est pas nécessaire de se lamenter sur les erreurs où sur les dépenses inconsidérées du passé.
La situation appelle plutôt à la nécessité d'un rassemblement pour faire face à la crise qui s'est installée. Force est de reconnaître pourtant que le spectacle donné par une partie de la classe politique, en cette année électorale, n'est pas vraiment placé sous le signe du consensus, de la tolérance et du respect des idées de chacun. Pour nous qui vivons à l'étranger et qui avons donc le bénéfice du recul et parfois les yeux du saturnien de Voltaire, ce spectacle est même plutôt assez désolant.

L'année 2012 sera pour nous, Français de l'Etranger, également une belle année électorale, avec les élections présidentielles et puis, c'est une nouveauté, les élections législatives dans la foulée. Je ne vous assomerai pas de la litanie, quelque peu infantilisante, de ces récentes semaines vous rappelant qu'il "est important de voter.." comme si vous ne le savions pas ! Je formerai plutôt le voeu, encore un, que ce rendez-vous électoral soit pour nous, Français de l'Etranger, l'occasion de montrer que le recul et la perspective "grand angle" que nous confèrent notre éloignement de la "mère patrie" nous donne les moyens de mener un débat d'idées constructif, respectueux et débarassé des futilités parisiennes.

Nous donnerons ainsi, modestement, une belle leçon de démocratie à la France de là-bas et au Monde que nous habitons. Que ces élections de 2012 soient, en ce sens, exemplaires.

Une nouvelle fois, bonne et heureuse année.
Bien cordialement.
f.nizet@assemblee-afe.fr
Un nouvel instrument pour la scolarisation des enfants français à l'étranger : Le Label FrancEducation.
Illustration La scolarisation des enfants est une préoccupation majeure des parents français à l'étranger. Pour y répondre, ceux-ci disposent du réseau de l'Agence pour l'Enseignement Français à L'Etranger (AEFE) et ses 480 établissements scolaires de par le monde, en gestion directe, conventionnés ou partenaires, mais en tout cas tous homologués c'est à dire reconnus par le Ministère de l'Education Nationale français pour suivre des programmes français et proposer un fonctionnement pédagogique aux standards français, la langue française y étant la langue d'enseignement.

Lorsque pour des raisons financières ou par choix pédagogique ou parce-qu'il n'existe pas d'établissement AEFE à proximité, les enfants ne sont pas scolarisés dans ce réseau mais dans des établissements internationaux ou locaux, le programme FLAM créé en 2001 à l'initiative de l'Assemblée des Français de l'Etranger et géré également par l'AEFE, permet de conserver, par des activités extra-scolaires, le contact avec la langue française.

Par le décret tout récent du 12 janvier 2012 portant création du LabelFrancEducation, c'est une nouvel instrument qui est ainsi proposé aux familles étrangères, binationales ou françaises pour la scolarisation de leur enfant:

Ce label sera délivré en 2012 à une centaine d'établissements étrangers d'excellence qui, tout en maintenant l'éducation de leurs élèves dans les programmes du pays, souhaitent lui donner une dimension internationale en l'adossant au modèle éducatif français.

Les conditions d'attribution de ce label sont :
- un enseignement renforcé de la langue et de la culture françaises et d'au moins deux disciplines non linguistiques en français, l'ensemble représentant au moins un tiers de l'horaire hebdomadaire;
- la présence ou le recrutement d'au moins un enseignant français titulaire du ministère de l'Education nationale français par degré (premier et second degrés); Le programme Jules Verne de mobilité enseignante mis en oeuvre depuis deux ans par le MENJVA devrait contribuer à cette présence attendue d'enseignants français dans des établissements d'enseignement étrangers d'excellence.
- la présentation des élèves aux certifications de langue française, DELF et DALF ;
- la présence d'un environnement francophone comme des ressources éducatives au sein de l'établissement (CNED, TV5Monde) ou un appariement avec un établissement scolaire français ou une offre de séjours linguistiques ou des partenariats culturels francophones.

Les demandes de labellisation seront répertoriées par les postes, les dossiers instruits par l'AEFE en sa qualité d'opérateur de ce label. Dès la demande dûment déposée, un audit sera organisé par le poste diplomatique, qui appréciera sur dossier l'ensemble de ces critères et l'opportunité du projet au regard du dispositif local d'enseignement français. Le label est attribué par le MAEE pour une durée maximale de trois ans. Il fait l'objet du versement, par l'établissement bénéficiaire, d'une cotisation annuelle.

Télécharger le décret portant création du label.
Télécharger le dossier de demande d'attribution du label.
Français de l'hémisphère Nord : Attention aux dates de dépôt de dossier de bourses et de prise en charge.
Illustration Les familles françaises qui souhaitent pouvoir bénéficier de la prise en charge des frais de scolarité de leur enfant en classe de Lycée, doivent remplir un formulaire de demande chaque année et pour chaque enfant. Ainsi, les demandes doivent être remplies dès la classe de troisième, pour les enfants qui entreront en classe de seconde l'année prochaine.

Les bourses scolaires, attribuées sur critères sociaux, sont elles aussi soumises aux mêmes délais de dépôts des dossiers. Cette demande est à déposer, pour l'hémisphère Nord, auprès de l'établissement scolaire avant une date qui varie selon chaque circonscription consulaire, entre début et fin février. Renseignez-vous auprès de votre consulat ou du lycée de votre enfant pour connaître cette date limite des demandes. Le respect de la date limite de dépôt des demandes de prise en charge est impératif, sous peine de rejet de la demande !

La prise en charge, appelée parfois à tort mesure de gratuité, a été plafonnée depuis cette année, si bien que les frais de scolarité ne sont plus pris en charge qu'en partie, la part à la charge de la famille restant cependant minime.

En 2010-2011 l'Etat a consacré 117,9 millions d'euros à l'aide à la scolarité de 27 000 élèves français dont 79,5 millions d'euros pour les bourses scolaires et 32,6 millions d'euros pour la prise en charge de 7300 lycéens.

La question orale ou écrite du mois : étudier en France après le baccalauréat.
Illustration Comme à chaque fois, je vous fais part d'une question orale ou écrite que j'ai posée au gouvernement ou à l'administration. Aujourd'hui, il s'agit d'une résolution émise en septembre dernier par la Commission des Affaires Culturelles, de l'Enseignement et de l'Audiovisuel dont j'assure la Vice-Présidence au sujet de l'accueil des bacheliers français des établissements français à l'étranger dans l'enseignement supérieur français.

Considérant les difficultés rencontrées par les bacheliers français des établissements français à l'étranger pour bénéficier de bonnes conditions d'accueil ; elle demandait un accès prioritaire aux résidences universitaires dès la 1ère année, une simplification des formalités et procédures (ouverture de compte bancaire, caution, garants) et la mise en place généralisée de tutorats en première année.

L'Administration a répondu :

"L'AEFE a signé le 5 octobre 2011 une convention de partenariat avec CampusFrance, l'agence nationale pour la promotion de l'enseignement supérieur français à l'étranger, afin de formaliser les actions de collaboration déjà existantes : formation à l'orientation par le SORES (service de l'orientation et de l'enseignement supérieur) de l'AEFE des agents d'espaces CampusFrance, organisation conjointe à Paris de sessions d'accueil et d'information d'élèves scolarisés dans le réseau (par exemple, réception d'élèves des USA, d'Inde), organisation en commun de séminaires d'information sur les études supérieures, etc. Un guide commun AEFE/CampusFrance nouveau à destination des lycéens des établissements du réseau d'enseignement français à l'étranger et de leurs familles, «Etudier en France après le baccalauréat», est disponible depuis cet automne sur le site de l'AEFE et mis à disposition pour impression par les établissements qui souhaitent en faire profiter les familles et les élèves.

Ce partenariat vise à contribuer à l'amélioration de l'attractivité de notre système d'enseignement supérieur.

L'AEFE, à travers le SORES, veille aussi au meilleur accueil possible des candidats à l'affectation dans un établissement d'enseignement supérieur français en négociant des conditions spécifiques de logement pour l'ensemble des élèves du réseau avec divers établissements offrant des internats (par exemple le foyer des jeunes lycéennes à Paris).
Dans ce contexte, elle s'est aussi rapprochée d'Egide, opérateur de mobilité internationale, afin d'étudier les possibilités de coopération pour proposer : un accueil à l'aéroport des élèves le demandant, un accès privilégié à des résidences universitaires,un accompagnement dans le cadre des formalités et procédures (ouverture de compte bancaire, caution, garants) ;
Par ailleurs, il est à noter que la grande majorité des établissements d'enseignement supérieur français (Universités ou Grandes Ecoles) proposent déjà un système de tutorat dont peuvent bénéficier les élèves du réseau des établissements d'enseignement français à l'étranger."

Télécharger la résolution.
Télécharger le guide
L'association du mois : Racines Sud.
Illustration Racines Sud est une association loi 1901 créée en février 2006, par une équipe fière des atouts du Sud de la France, pour rassembler et fédérer les languedociens expatriés et promouvoir le Languedoc-Roussillon dans le monde et créer des passerelles économiques à l'international.

Elle cherche à identifier tous ceux originaires de la région du Languedoc Roussillon qui sont partis s'installer à l'étranger afin de favoriser les contacts, les échanges, maintenir des liens privilégiés et encourager un éventuel retour. L'adhésion gratuite à l'association permet de connaître l'actualité languedocienne, consulter les informations dans le journal en ligne sur le site Internet de Racines Sud, recevoir à l'étranger la presse régionale, bénéficier de contacts privilégiés et de gérer plus facilement un retour éventuel dans la région par la recherche de logements et l'accompagnement dans les différentes formalités administratives.

Contactez la Déléguée Générale, Emmanuelle Darras-Rivault : emmanuelle.darras@racinessud.com

Aller sur le site de Racines Sud.
Coup de pouce à Grégory.
Illustration Titulaire d'une licence d'histoire (Paris I) et d'une maîtrise de science politique, politique internationale et comparée (Université de Montréal), Gregory a été l'assistant du directeur des ventes d'une entreprise d'énergie renouvelable et, depuis trois ans, il travaille dans les services éducatifs. Il parle anglais, chinois et grec.

Il recherche un emploi tourné vers l'international en Chine, au Japon, ou éventuellement en Corée. De nombreux déplacements ne l'éffraient pas.

Pour le contacter : gregory.fleurot@gmail.com

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